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Le fond d'écran.
Les récits des internautes.
Mon copain et moi nous fréquentons depuis quatre ans, mais nous vivons chacun de notre côté. On a chacun notre appartement et on se retrouve tantôt chez David (c'est son nom), tantôt chez moi. Je tiens particulièrement à mon indépendance et ne supporte pas qu'un homme me dise ce que j'ai à faire. Je ne désire pas, comme ma mère, être la boniche de service et j'ai très peur de la vie de couple, pensant que, au fil des années, ça devient un train-train monotone : Monsieur rentre et lis "L'équipe" pendant que bobonne prépare le repas et s'occupe des gosses. Bref, ce n'est pas mon truc. J'aime David, avec qui j'ai vécu des expériences diverses et variées, comme passer une semaine dans un camps de nudiste, des soirées dans un club échangiste et bien d'autres initiations de ce type.

Vivant à 5 minutes de mon lei de travail et commençant à 9 heures, je me lève régulièrement vers sept heures et demi. La première chose que je fais en me levant le matin, après avoir enfilé ma nuisette, c'est consulter mes e-mail et donc, allumer l'ordinateur qui se trouve dans ma chambre. Ce jour là, mon petit ami avait passé la nuit avec moi, dans mon trois-pièces, mais était parti depuis quelques heures déjà.

Quelle surprise lorsque j'allume le PC ! Le fond d'écran a été changé. Il représente un homme assis sur un canapé. Une femme est allongée sur ses genoux, la jupe retroussée, le slip descendu aux genoux. Le bras de l'homme est en mouvement. Les jambes de la femme, légèrement floues, semblent battre l'air, et son visage exprime la douleur. Des cris semblent sortir de sa bouche grande ouverte. La mobilité de ses cheveux montre le hochement de sa tête de gauche à droite.

Je reste estomaquée, les yeux fixés durant un long moment sur cette image, ne pouvant ôter mon regard de cette scène quand, après quelques minutes, j'aperçois une ligne de texte au bas de cette photo :

« Ce que tu encours après ton emportement d'hier soir. Prend garde, elle arrive. »

Je prends mon petit-déjeuner, puis j'ouvre mes courriels, comme d'habitude. Parmi tous mes messages, celui de David me surprend :

« Une bonne correction pour ton comportement de ces derniers temps ! »

Mon cœur se met à battre très fort et un nœud s'empare de mon ventre, suivi d'une boule dans la gorge. « Quel con ! » Je pense alors qu'il est devenu fou ou qu'il plaisante, mais je ne trouve pas son humour de bon goût. Je prend ma douche, m'habille et me rend à mon travail.

Dans la matinée, en sortant des toilettes, tandis que je me lave les mains et me regarde dans la glace, je suis prise de stupeur ! Je me suis habillée comme la fille du fond d'écran. Jupe courte bleue, chemisier blanc, petit foulard bordeau. Ttenant à deux mains le bord du lavabo, je me contemple comme si je ne me reconnaissais pas. Là, en face de moi, dans ce miroir, est-ce bien moi ? Je baisse machinalement mon regard vers mes pieds. Horreur ! A part la petite chaîne d'or blanc qui entoure ma cheville, comme elle je suis nu-pieds dans mes chaussures. Mon sang ne fait qu'un tour, mon cœur s'accélère, le nœud dans ma gorge et au bas de mon ventre réapparaît. Ma collègue me fait sursauter en entrant.

« Ca va ? me demande-t-elle
- O ... Oui ! Ca… Ca va.
- Ben ça n'a pas l'air ! Des problèmes avec David?
- Non, non, tout va bien. »

Elle avait bien remarqué mon air tourmenté, l'angoisse devait se lire sur mon visage. Il faut dire que ça faisait très longtemps qu'on travaillions ensemble et que nous étions devenues copines.

« Non, ce n'est pas possible, il ne va pas oser, ou alors c'est qu'il est devenu fou. »

Durant toute cette matinée, j'ai du mal à remplir mes fonctions. Le midi, en effectuant le trajet entre l'agence et chez moi, je ne pense qu'a ça.

« J'ai trente ans, il en a trente-trois, il ne va pas oser, c'est une plaisanterie. »

J'ouvre ma boite à lettre et j'y trouve, entre autres, une enveloppe sans timbre qui m'est adressée. Reconnaissant son écriture, tremblante, je l'ouvre, et j'y trouve un petit mot très gentil où il me propose de passer me chercher pour la soirée chez lui sans faire la moindre allusion à ce qui s'est passé ce matin. Je me dis qu'il plaisantait et que tout est rentré dans l'ordre.

L'après midi se passe très bien, et à la sortie de l'agence il est là à m'attendre. Comme d'habitude, il me félicite sur ma tenue en me tapotant les fesses.

« Tu est très mignonne aujourd'hui. »

C'est sa phrase fétiche dés que je ne suis pas en pantalon. Il m'emmène dans un bon petit restau et nous rentrons chez lui. Nous buvons un dernier verre quand, d'un drôle de ton il me dit :

« Je n'ai pas du tout aimé cet air arrogant que tu as pris hier lorsque je t'ai parlé d'appartement commun. »

Le jour précédent, je l'avais engueulé aprés qu'il m'ai fait visité un superbe cinq pièces, voulant que l'on vive ensemble. Je n'avais surtout pas apprécié le fait qu'il prenne une décision sans me demander mon avis.

« Tu sais ce que j'en pense : on est très bien comme ça !
- Oui, mais il y a des façons plus gentilles de le dire. »

Je sentais mon cœur battre la chamade, mes jambes flageller, et ce fameux nœud me reprendre d'assaut. Levant le ton, d'une voie très autoritaire il clame :

« Pour ton comportement ... »

Il n'a pas le temps de finir sa phrase : de surprise je lâche mon verre, qui s'étale lamentablement sur sa moquette. Il se met à crier « C'est malin ! ». Je suis tétanisée par la violence de son ton. Il pose son verre et me regarde sévèrement. Je me met à trembler quand il m'attrape par le poignet. Je lui résiste comprenant qu'il avait décidé d'arriver à ses fins.

« Non !
- Si ! » me dit-il en me tirant vers lui.

Je lui résiste encore mais malheureusement, je suis moins forte que lui.

« Tu ne vas quand même pas me fesser comme une gamine ?
- Si ! »

Il m'allonge sur ses genoux mais je réussis à me libérer en m'étalant sur le sol humide du contenu de mon verre. Ce dernier roule un peut plus loin.

« J'ai trente ans, je te signale.
- Et alors ? »

Il me saisit à nouveau par le bras, me relève à moitié, avant de me rallonger sur ses genoux. La lute est inégale et, de plus, je suis chez lui. Il a fermé la porte à double tour, ça aurait dû me mettre la puce à l'oreille.

« Arrête, je te dis ! »

D'un bras, il m'immobilise, la hanche bien serrée contre lui, me bloquant le bras gauche. Je sens qu'il commence à relever ma jupe, et je tente de l'en empêcher avec ma main droite. Il s'en empare en me tordant le bras au niveau des reins et finit par retrousser la jupe sur mon dos.

« Non ! Je te dis que non ! »

Deux grandes claques me cinglent les cuisses.

« Aïe ! Mais t'es malade ! dis-je dans un demi sanglot. Ca fait mal ! »

J'ai beau implorer, il continue sans se soucier de ce que je lui dis.

« C'est fait pour ça. »

Il commence par me fesser sur le slip, puis, après une dizaine de gifles qui font rebondir mes gélatines, je sens ses doigts qui descendent ma culotte.

« Mais ! Ça va vraiment pas, toi ! »

J'essaye de l'empêcher de baisser ma culotte en serrant les cuisses, mais il réussit malgré tout à la faire descendre au niveau de mes genoux.

« Si tu fais ça, on n'est pas prêt de se revoir ! »

Qu'à cela ne tienne : de nouvelles claque s'abattent sur mon fessier nu, qu'il trouve plutôt joli habituellement.

« Arrête, c'est humiliant. »

Après un petit temps de contemplation, il reprend.

Clac ! Clac ! Clac !

Ca recommence, comme sur le fond d'écran ! Je remue mes pieds sur les coussins du canapé.

Clac ! Clac ! Clac ! Et clac !

Je commence à crier, gueuler, hurler, brailler.

Clac ! Clac ! Clac !

Des larmes commencent à envahir mes joues.

Clac ! Clac ! Clac !

Je le supplie, je l'implore, mais il continue sa basse besogne en me fessant comme une gamine.

Clac ! Clac ! Clac !

Mes pleurs, mes cris, mes larmes, rien ne l'empêche de me corriger. Je suis à sa merci et il ne se prive pas de me flageller le séant comme un forgeron bat son fer.

Clac ! Clac !

Comme sur le fond d'écran, ma tête s'agite de gauche à droite au rythme de mes hurlements, et plus je hurle plus il frappe fort. Il fait de petites pauses pour me laisser reprendre mon souffle, puis recommence.

Clac ! Clac ! Clac !

Je suis en nage, mes fesses me brûlent. Que dis-je : l'enfer se trouve sur mon fondement.

« Attend » me dit-il. Je l'entend se saisir de quelque chose, et lorsqu'il recommence à me tanner le cuir, la douleur est encore plus forte. C'est après une vingtaine de coups que je comprend ce qu'il a pris, car la règle plate en plastique transparent casse sous un « Merde ! » qui vient du fond du cœur.

« Depuis le temps que je voulais t'en flanquer une ... »

Je sens l'étreinte se desserrer.

« ... c'est chose faite. Je sais pas ce que je t'ai fais, mais ces derniers temps tu as été insupportable. »

Il me lâche enfin, je pleure comme une baleine sans pouvoir aligner deux mots sans sangloter.

« Si tu veux plus me voir, si tu veux que ce soit fini entre nous, je préfère que tu le dises franchement. »

Tenant mes joues dans ses puissantes mains, il me considère de son regard noir, puis essuie mes larmes d'un mouvement tendre de ses pouces. Me dévisageant d'un air grave, il finit par ajouter :

« Maintenant, tu rentres chez toi, tu réfléchis pendant huit jours et tu me téléphones la semaine prochaine ... »

Après un silence, il ajoute :

« ... si tu en as envie. »

Tout en le contemplant, suffocante, je garde le silence. Il parachève :

« Je pars une semaine en déplacement. Maintenant, fous le camp ! »

Il appelle mon ami Jo le taxi qui me raccompagne chez moi, rue des Dames. Lorsque je monte dans son véhicule, Jo voit que j'ai pleuré, mais, en galant homme qu'il est, il ne dit rien. Il voit également les précautions que je prends pour m'asseoir. Sur le chemin du retour, et sous l'œil discret mais présent de Jo, je retire mon slip, que j'ai eu la bêtise de remonter, pour poser mes fesses nues sur le cuir du siège arrière, pensant que la fraîcheur pourrait soulager ce feu que j'ai dans ma croupe. Erreur ... Ne voulant pas éveiller trop de soupçons, je lutte pour ne pas trop gigoter malgré la douleur qui vient de mon postérieur. Devant la porte je demande à Jo de passer demain à l'agence pour que je le règle et d'attendre cinq minutes que je sois à l'intérieur.

Arrivé dans mon nid douillet, je suis très en colère contre David. Je le hais à ce moment là. Je m'étale sur la couette et pleure comme une petite fille, la tête entre mes bras. Le souvenir des volées que mon père m'administrait étant enfant envahissent ma tête. Ce n'est qu'au bout d'un long moment que je cesse de sangloter. Avant de me doucher, je regarde dans le miroir ces deux globes meurtris, d'un rouge écarlate tournant presque au bleu par endroît. Je commence à penser que je, dans le fond, je l'avais peut-être bien mérité. Il est vrai que ces derniers temps j'avais vraiment été infecte avec lui ...

Tout le week-end, je reste cloîtrée chez moi, tenant de soigner ce fessier qui me fait encore mal. Les premiers jours au bureau, j'éprouve encore des difficultés à m'asseoir. Dans la semaine, je passe souvent devant chez David, espérant voir de la lumière mais ne sachant pas si je désire le revoir. Et si c'était éclairé, que ferais-je ? Monterais-je me faire pardonner, ou l'insulterais-je ? Il est vrai qu'il me manque, mais je lui en veux amèrement de m'avoir humilié ainsi. Me renseignant auprès d'un ami commun, j'apprends qu'il est réellement en déplacement. J'apprends également le jour et l'heure de son retour. Je l'attends à la porte d'arrivée de son avion, habillée de la même façon que le jour de cette correction la jupe courte bleu, le chemisier blanc, le petit foulard bordeau, toujours pieds nus dans mes tennis, ma petite chaîne pendant à la cheville. je ne porte pas la culotte que je revêtai ce jour là cependant : je l'avais laissée dans le taxi.

Lorsque j'aperçois David au loin, parmi les autres passagers, mes jambes flagellent, les battements de mon cœur s'accélèrent, les nœuds à l'estomac et dans la gorge me reprennent. Un long moment passe. Nous nous regardons et, avant que je puisse parler, il me dit « Tu est très mignonne aujourd'hui » en me mettant deux petites tapes sur les fesses. Je me fais pardonner pour mon comportement à son égard, et il me promet qu'il ne prendra plus de décision sans m'en parler avant. Je lui paye le restaurant, le même que celui de ce soir fatidique, et nous avons une bonne mise au point au cours de laquelle il m'informe qu'il comprend mon point de vue mais pas mon agressivité à son égard. Une fois rentrés chez moi, nous faisons l'amour dans ma chambre, l'ordinateur restant allumé toute la nuit avec le fond d'écran inchangé devant nous.

Le lendemain matin, en le voyant, nous rions de bon cœur.


Vil1tidiab