Menu
visiteurs actuellement sur le site.
Communauté > Vos récits >
:: La nuit du diable. ::

La nuit du diable.
Les récits des internautes.
« (...) En ce temps-là, le rien s'appelait quotidien
Et nous allions pointer dans les jobs interdits.
Dans les musiques blêmes, dans les sombres parfums
Dans les dédales obscurs où plane la folie
Où plane la folie.
Et nous avions des gueules à briser les miroirs,
À ne montrer nos yeux que dans le contre-jour,
Mais entre deux délires, entre deux idées noires,
Nous étions les plus beaux, nous vivions à rebours,
Nous vivions à rebours.»
Hubert-Félix Thiéfaine


Ce temps là, pour moi, remonte à deux ans. Je commençais mes études, je n’avais pas encore rencontré ce merveilleux petit écureuil sauvage qui deviendrait ma bien aimée et je me sentais … vraiment très seul.

Je m’étais entouré d’amis aussi peu recommandables que possible : des ivrognes, des asociaux, des hallucinés … un peu poètes, un peu rêveurs et un peu pervers … bref, je me sentais vraiment comme eux. Et puis il y avait Aurélie.

Aurélie était à nos yeux une déesse de la luxure. Sans être anatomiquement plus belle qu’une autre, elle dégageait une telle aura de perversion qu’elle nous obsédait tous. De taille moyenne, elle était tout en formes rondes et arrogantes, avec un visage parfois sage et soumis, et parfois brutal et carnassier, son langage passant allègrement du registre de la jeune fille bien élevée à une crudité qui faisait pâlir même les plus dépravés d’entre nous. Et surtout, toujours une immense sincérité dans ses actions.

Nous nous étions réunis un soir chez notre ami Jules, dans son superbe appartement richement décoré de voiles rouge, de posters évoquant des images de films gores ou pornographiques, de quelques écrits et dessins personnels et de quelques objets dont je ne préciserais pas la nature. Il y avait David, dit « boulettor », un halluciné notoire ; Jacky, dit « Jack Daniel's », du nom d’une marque de Whisky ; « papy », qui contrairement à ce que son nom pourrait laisser penser était un jeune homme, fossoyeur de son état, au charme très British et à l'humour cynique et morbide (son métier n’avait rien arrangé de ce point de vue ...) ; Aurélie ; moi-même ; et Jules, dont la description tient en cette phrase : « Déchet-né, pour rien, contre tous ».

Tandis que certains d’entre nous s’occupaient de la boisson, Jules se chargeait de la musique (il avait une grande passion pour le « death metal ») et moi de l’aspect visuel avec une vidéo para-pornographique sur l’infantilisme : Vous savez, ce jeu qui consiste, pour des adultes, à se conduire comme des bambins pour se faire langer, cageoler et fesser par de gentilles nounous. Selon la manière dont c’est réalisé, cela peut-être très mignon, très tendre … ou tout à fait écoeurant comme c’était le cas cette fois.

Je ne savais pas encore que la soirée allait dégénèrer et n’en avait eu qu’une vague idée quand, tout en regardant le film, Aurélie avait déclaré être, elle aussi, une vilaine petite bambine qui méritait une grosse punition. Mais nous n’allions pas la satisfaire tout de suite …
La tournure qu'allaient prendre les événement est devenue tout à fait claire quand Aurélie, mise au défi de faire une certaine chose et s'apprêtant à relever le défi sous nos protestations dégouttées, déclara : « Oh mais ça va ! Je me rincerais la bouche avant de vous sucer ! Qu’est ce que c’ est que ces petites natures …»

Quelques minutes plus tard, avant d’avoir compris ce qui lui arrivait, Jules se retrouvait debout dos au mur, son pantalon aux chevilles, tandis qu’Aurélie, à genoux devant lui, le prenait en bouche et l’obligeait à faire une description de son ex-petite amie dans les moindres détails, menaçant d’arrêter ou de le mordre chaque fois qu’il s’interrompait. Le pauvre ne savait plus où se mettre.

Bien sûr, d’autres l’ont rejoint, ce qui m’ a permis de vérifier entre autres que notre ami papy le croque-mort était finalement bien vivant. Aurélie était toute heureuse : « Cinq bites pour moi toute seule, dites-donc ! ». Mais elle a fini par réclamer que nous la stimulions à notre tour. Comme sa bouche n’était pas assez grande pour nous tous, nous pouvions nous relayer. Je me suis donc retrouvé derrière-elle, à caresser son magnifique joufflu que je dénudai avec plaisir tandis qu’elle oeuvrait toujours. J’usais de tout la virtuosité dont mes mains et ma langue étaient capables, caressant toute la surface des fesses, malaxant les chairs, promenant ma langue sur cette peau que je mordais ensuite avec avidité, plongeant un doigt après l’autre dans sa motte ruisselante de plaisir, l’obligeant même parfois à s’interrompre dans ses œuvres pour pousser quelques râles de plaisir passionné … Bref, je passais un moment formidable jusqu’à ce qu’une caresse un peu trop osé me vale un « Hè ! Laisse mon trou du cul tranquille ! » qui me fit perdre un peu de mes moyens.

Tandis que je me relevai, une sale idée germa dans mon esprit tordu. Retirant ma ceinture et la pliant en deux je lui dis sur le ton de la conversation : « Au fait, tu aimes toujours autant les sensations fortes ?… ».

Elle répondit que oui, effectivement.

Elle n’était pas fragile et se serait sentie dévaluée si je l’avais ménagée. Aussi le premier coup de ceinture lui laissa une marque très nette en travers de la fesse droite. Le deuxième, presque vertical, la toucha en plein milieu du fessier, effleurant ses lèvres vaginales et la faisant sauter sur les genoux, l'obligeant à interrompre un instant sa caresse buccale. Mais immédiatement elle se remit en position, croupe tendue, saillante, pour recevoir encore dix fois la morsure du cuir. Deux autres larrons m’ont alors rejoint, ôtant eux aussi leurs ceintures. Commença alors la fessée à trois lanières. Je retenais mes coups, pensant que ce serait trop pour elle, mais elle en demandait encore, toujours plus … que ça brûle plus fort, comme une fournaise ! Et nous l’avons fouetté de la sorte jusqu’à ce que la rougeur de ses fesses soit telle que je me mis à craindre de la voir saigner. Pour finir, je posai la main sur l'une de ses fesses. Jamais je n’avais touché une peau si chaude. Je me mis à lécher de nouveau cette chair ardente, avec bien plus de fougue que la première fois, dévorant son sexe au passage et m’inondant de ce jus de femme qui me rendait fou. J’avais envie d’elle comme jamais je n’avais eu envie d’une femme, et je l’aurais voulu pour moi seul.

Bien sur, les boites de préservatifs se vidèrent ensuite en un clin-d’œil, et Aurélie se déchaîna sur nous (et non l’inverse, je l’avoue humblement) telle une ogresse insatiable, jusqu’à l'épuisement. Les spectateurs encourageaient les acteurs en leurs marquant le dos à coups de ceintures avant de prendre leur place …

Pour finir, je donnais à Aurélie, par simple respect des traditions, une dernière petite fessée manuelle, en position disciplinaire.

Quelques mois plus tard, je rencontrais une jeune fille merveilleuse qui me faisait redécouvrir entre autres choses le plaisir de la tendresse, de la poésie, de la folie douce et de cette chose étrange que j’avais toujours méprisé jusque là et que l’on nomme le romantisme. Cette « nuit du diable » fut ma dernière. Je n’en ai pas honte, je n'en regrette pas le moindre détail, mais tant que mon petit écureuil sera là je ne me livrerai plus à ce genre de débauches.


Maindouce