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La petite serveuse.
Les récits des internautes.
Lundi midi. Je suis pressée, je n'ai que quelques minutes pour déjeuner. Je me dirige donc vers une sandwicherie (quel barbarisme !). Comme j'adore les mélanges sucré-salé, je souhaite un sandwich chèvre-fruits secs. Celui que j'ai goûté la semaine dernière et dont le nom m'échappe. Je m'adresse à la serveuse, je lui explique ce que je voudrais ... Elle me dévisage en hochant la tête, le regard vide. Je me dis, ce n'est pas grave, elle n'a pas compris de quoi je suis en train de parler. Peut être ne connaît-elle les produits qu'elle sert que par leur nom commercial, sans savoir leur contenu. Je me tourne, je lui montre le petit panneau décrivant le sandwich. Elle tient la même attitude. Je suis pressée. Je m'agite légèrement. Je lui montre la carte sous ses yeux en lui précisant encore une fois que c'est celui là que je veux et non un chèvre tomate ! Enfin, elle daigne me dire un mot et lâcher ce regard d'incompréhension :

« Mais cette semaine on ne le fait pas... ! »

Diable ! C’est donc pour cela que je ne le vois nulle part ! Je lui réponds alors qu'il suffisait qu'elle me le dise pour que je le comprenne ! Que me répond-elle ?

« Ca fait 10 minutes que je vous explique et vous êtes complètement hystérique ! »

Ouille ! Mon sang n'a fait qu'un tour ! Hystérique ?! Et pourquoi pas foldingue aussi, non ?! Je rêve ! Je tourne les talons et sort de cet endroit où vraisemblablement les clients ne sont pas rois !

Je sors, mais je ne peux m'empêcher d'avoir envie de retourner sur mes pas pour discuter avec un responsable. J'ai seulement envie. Je n'y retourne pas vraiment. Sauf que dans ma petite tête, voilà ce qui se serait passé si ...

« Monsieur, c'est scandaleux. Votre personnel n'a aucun respect du client. Alors je sais bien que ce n'était peut être pas le jour, qu'elle est peut être fatiguée ou qu'elle a des soucis... ou peut être qu'elle ne connaît pas le sens du mot hystérique, mais sachez que j'ai beaucoup de mal à accepter d'être ainsi traitée en public, alors que je demande simplement d'être servie et que cette jeune femme est justement payée pour cela ! »

(Fastoche les répliques fantasmatiques, non ? Ca vient facilement n'est ce pas ?)

Alors le responsable m'aurait regardée, confus, désolé d'avoir à constater l'absence de professionnalisme d'un membre de son personnel. Il m’aurait répondu que cela ne se reproduirait pas, et que pour que j'en sois certaine et que j'ai de nouveau envie de fréquenter son établissement, il allait faire appeler la blondinette.

« Mademoiselle, votre comportement est inqualifiable. Où avez vous appris à être si irrespectueuse ? Est ce si difficile d'expliquer les choses ? » lui aurait-il fait remarquer.

Et la blondinette aurait été toute penaude, si honteuse de se trouver ainsi blâmée devant moi qu'elle n'aurait pas été capable d'énoncer un seul mot. Alors, le dirigeant lui aurait demandé la définition du terme d'hystérique, histoire de vérifier si elle avait eu conscience du sens du mot employé et de son caractère vexant et désobligeant.

A sa façon de ne pas répondre, on aurait compris qu'elle savait de quoi elle parlait. Et le patron aurait été d'autant plus fâché qu'elle n’aurait pas pu aligner deux mots.

Il lui aurait alors saisi le poignet et il aurait exigé des excuses; excuses qu'elle n'aurait pas réussi à exprimer ... J'aurais alors été ravie de la tournure des événements, voyant qu'il n'aurait pas menacé pas de la licencier (ce n'était pas le but). Il aurait alors dit que son comportement méritait une punition, que c'était inadmissible qu'il soit obligé de recevoir des clients et qu'elle le savait bien. Et à ce moment, j’aurais découvert que ce n’était pas la première fois qu’elle devait se faire remonter les bretelles. Elle aurait eu l’air de savoir ce qui aller lui arriver et de ne pas s’y opposer (parce que sans consentement implicite, c’est moins drôle quand même !).

Il aurait alors fait remarquer que, puisque j’avais été offensée, il était logique que j’assiste à sa punition. Elle aurait alors rougi d’un seul coup comme une pivoine, mais n’aurait pas été capable de répondre. Il aurait donc troussé en un tour de main sa jupette rouge et le petit tablier blanc qui tombe dessus, uniforme réglementaire du « restaurant ». Et il lui aurait donné la plus belle fessée dont j’aurais été témoin (la seule au demeurant !).

Il aurait commencé doucement, mais serait rapidement monté en grade, en accélérant la cadence et en faisant se trémousser celle qui m’avait contrariée. Et puis au bout de quelques minutes, il lui aurait demandé comment se donne une fessée … et elle n’aurait pas eu d’autre choix que de s’effondrer en le sentant baisser sa culotte noire. Elle n’aurait pas pu répondre tant la honte l’aurait envahie … et puis elle aurait rapidement eu les fesses aussi rouges que sa jupe. Et les joues aussi baignées que moi (!).

Et enfin, toujours sous les claques rythmées et intenses, elle aurait pu formuler des excuses, qui auraient mis fin à son délicieux supplice et à mon délice suppliciant (j'aurais eu sacrément envie moi aussi, forcément). Excuses que j’aurais acceptées … Excuses m’auraient permis la semaine prochaine, de retourner la tête haute dans ce restaurant et de commander le sandwich sucré-salé chèvre-fruits secs qui me plait tellement …


Sweety