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:: Vacances à la campagne (1) ::

Vacances à la campagne, scène 1 : L'arrivée.
Les récits des internautes.
Enfin les grandes vacances! Deux semaines qu'on parlait plus que de ça au bureau! Élise, la gérante, partait en Bretagne avec toute sa famille. Delphine la nouvelle prévoyait un séjour en amoureux sur la cote d'azur avec son copain : la tente, la moto, le camping nocturne dans la foret inquiétante et ses gros bras pour la rassurer.... une vraie romantique a l'ancienne!

Odile, 24 ans, vendeuse dans une boutique de fringues pour adolescentes dont je ne puis réveler le nom (c'est un prénom et ça commence par un J), avait été très peu disserte sur ses propres propjetrs pour les prochaines semaines, révélant seulement qu'elle allait profiter de l'air pur des montagnes du Haut-Doubs, des fleurs, des saucisses fumées au sapin, du chocolat suisse, du chant des oiseaux et des vaches ... le tout dans un petit hôtel en pension complète pour un prix très modeste. Elle avait un magnifique visage effilé au teint rose, des cheveux châtains, mi-longs qu'elle ramenait en queue de cheval, de très grands yeux verts très expressifs qui lui permettait de lancer des regards d'une espièglerie parfois proche de la démence et un petit corps soigneusement affûté par des années de danse et de discipline alimentaire.

Sa ravissante petite voiture de ville progressait maintenant depuis une heure a travers de petits chemins de terre boueux qui lui avait fait perdre déjà beaucoup de son lustre. Elle s'était arrêtée plusieurs fois pour cueillir des fleurs, des mures et des fraises sauvages qu'elles avait commencé à déguster dans sa voiture, malgré le conseil donné au randonneur de ne pas les manger crues. Il faut dire que ces minuscules petites fraises avaient un goût inimitables. Sa destination était une ancienne ferme très reculée située bien haut dans la montagne. Cette ferme appartenait à un professeur de littérature en lycée, un homme d'une trentaine d'année qui s'en servait de résidence secondaire. Il en avait acheté la ruine pur un prix raisonnable, puis, à force d'huile de coude et grâce à la participation financière de quelques amis aussi passionnés que lui, il l'avait ... aménagée.

La propriété s'ouvrait sur une pelouse ceinturée de magnifiques massifs de fleurs. Deux petites cabanes de bois clair se dressaient au milieu de cet espace, et une autre, plus reculée, était collée à la maison. Cette énorme et vieille bâtisse semblait construite pour accueillir plusieurs familles, ce qui avait été le cas d'ailleurs. La remettre en état sans faire appel a la moindre entreprise d'aménagement (pour des raisons de coût et ... de discrétion) avait exigé des efforts titanesques. Mais la passion a ses raisons que la raison ignore. Un morceau de champ recouvert de caillasse faisait office de parking derrière la maison, dissimulé par les arbres. Le propriétaire tenait a ce que ses pensionnaires n'aient, dans la mesure du possible, jamais vue sur leur véhicule depuis son refuge. En voyant la voiture d'Odile arriver, un homme l'accueillit avec chaleur et offrit de lui prendre ses très maigres bagages. Elle n'aurait pas besoin de beaucoup de choses.Comme le voulait la coutume, chaque pensionnaire était accueillie d'abord dans « le bureau », une petite pièce au centre du bâtiment, et ce par toute la fine équipe responsable du séjour. Elle dut donc attendre un instant que cette équipe se réunisse avant d'y être conduite. On la fit donc entrer dans une petite pièce richement décorée de tapis, de tableaux d'une charmante banalité (natures mortes, paysages...) et d'un grand bureau en bois sombre soigneusement verni.

Derrière ce bureau se tenait un homme élégant, vêtu d'un costume noir, un petit mouchoir blanc dépassant légèrement de la poche pectorale de sa veste (peut-être pour cacher une vilaine petite tache?), bronzé, aux cheveux noirs très court, la trentaine dynamique, mince et légèrement plus grand que la moyenne.

A sa droite, adossé au mur, se tenait un gros bonhomme rougeaud et pas très grand, au large et honnête sourire, roux avec une moustache bien épaisse. Il était coiffé d'une toque de cuistot et vêtu de l'uniforme blanc propre à cette fonction, mais sa bedaine le faisait plus ressembler à une sorte de Père-Noël sans la barbe.

A coté de lui, affichant un sourire plus discret, plus réservé, plus vicieux, se tenait une femme d'une quarantaine d'années, au regard perçant, que l'on devinait d'une vive intelligence, elle aussi vêtue de blanc, plutôt grande et à peine trop mince, qui dévisageait Odile avec chaleur et ... gourmandise.

A sa gauche, un superbe jeune homme, noir avec de grandes dents blanches, dont les vêtements d'été laissaient paraître des bras magnifiquement sculptés, des épaules épaisses, des pectoraux proéminents et une rangée d'abdominaux parfaits. On aurait cherché en vain la moindre parcelle de graisse sur chaque recoin de son anatomie. En examinant du coin de l'oeil le fin tissu de son pantalon à hauteur d'homme, elle se demanda l'espace d'une demi-seconde si la rumeur selon laquelle les noirs ... et rougit jusqu'aux oreilles comme une lycéenne!Après avoir reçu de chacun une bise enthousiaste, on la fit asseoir et monsieur le directeur, les mains sur son bureau, prit la parole.

« Mademoiselle, je vous souhaite tout d'abord la bienvenue, puisque pour le moment je suis encore tenu au vouvoiement. Dans quelques minutes, vous serez une de nos petites pensionnaires et ce pour une durée d'une semaine. Permettez-moi de vous présenter quelques unes des personnes qui peupleront votre quotidien, et auxquelles vous devrez bien entendu témoigner respect et obéissance. »Beaucoup de fioritures ... mais après tout, de la part d'un « monsieur le directeur » ça sonnait bien!« D'abord, monsieur Michot, notre cuisinier, un virtuose de la cuillère en bois ... Ensuite notre doctoresse, Madame Hautepin, moi-même que vous vous contenterez d'appeler "monsieur le directeur", et votre instituteur, monsieur Laurent. Comme chaque jeune fille, vous serez également placée sous la garde d'un tuteur, chargé spécifiquement de s'occuper de vous. Si vous avez envie d'une peluche, d'un câlin ou d'une histoire pour vous endormir, c'est à lui qu'il faudra le demander... mais il n'acceptera pas forcément, c'est a vous de lui obéir et non l'inverse. Hormis vos camarades, toute autre personne peut décider de vous infliger une fessée ou toute autre punition à sa convenance. Pour les bêtises les plus graves, on me consulte généralement au préalable mais ce n'est en aucun cas une obligation. Ne venez donc pas vous plaindre à votre tuteur ou a moi d'une punition que l'on vous a donnée, vu ne réussiriez qu'à en recevoir une deuxième. »Il fit mine de se pencher devant elle :

« Jusque la tu as bien compris ma puce ?
- Oui... monsieur le directeur !
- Bien! »
Il appuya ce mot d'une rude caresse dans les cheveux. On frappa à la porte. « Entrez. » Un très grand jeune homme au visage orné d'une barbe d'une semaine ouvrit la porte. En le voyant, Odile se dit une seconde que sa mère, quelques vingt-cinq ans plus tôt, avait du fauter avec un ours ! Ses bras, son torse, et tout le reste étaient aussi massifs sinon plus que ceux de l'instituteur, mais moins dessinés. Si l'un ressemblait à un athlète ou a un culturiste, l'autre ressemblait plutôt a un viking... Heureusement qu'elle n'avait pas a choisir !
« Ah, justement ! Je te présente Michel, ton tuteur! »

Sans s'expliquer pourquoi, elle se dit qu'il avait bien une tête a s'appeler Michel. Après avoir salué tout le monde, il la prit sans manières et sans lui demander son avis dans ses bras et la souleva comme une plume !

« Viens mon bébé, c'est l'heure de faire ta toilette ! »


Maindouce (Cliquez ici pour lire la suite.)