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Weight fesseur.
Les récits des internautes.
L’annonce s’étalait en dernière page de ce magasine à la mode. Elle disait :

« Vous souhaitez perdre du poids ? Notre méthode est infaillible. Vous serez satisfaites ou remboursées, c’est contractuel ! »

Puis suivait le nom et l’adresse de ce cabinet, qui se situait dans le 12e arrondissement.

Valentine avait les rondeurs qui inspirent beaucoup d’hommes et complexent trop de femmes. L’été arrivait à grand pas et le lobby des médias avait fait son œuvre démoniaque : Valentine ne pensait plus qu’à une chose, perdre ces kilos qu’elle estimait de trop ! La décision fût vite prise, et le jour même elle obtint un rendez vous chez ce médecin du boulevard Diderot.

Valentine avait une petite trentaine d’années. Adolescente turbulente et délurée, elle s’était forgée au fil du temps la réputation d’une personnalité forte, avec un caractère bien trempé. Aujourd’hui, c’était une femme brillante, qui travaillait dans une agence de marketing parisienne.

Le jour du rendez-vous, Valentine quitta l’agence un peu tôt. Le rendez vous était à 18 heure. Elle était vêtue d’un tailleur classique quand elle arriva devant l’interphone du cabinet médical. Elle sonna et s’annonça. La porte s’ouvrit. Elle pris l’ascenseur jusqu’au 4ème étage et sonna à la porte. L’homme qui lui ouvrit était grand, mince, d’allure réservée.

« Bonjour, je suis le Docteur Ruessef, donnez vous la peine d’entrer.
- Bonjour Docteur » répondit-elle avec assurance.

Elle le suivit jusqu’à une grande pièce habillée de boiserie et de tapis anciens. Le parquet craquait sous leurs pas. Dans cette pièce se trouvaient un grand bureau, une bibliothèque, et un coin médicalisé comprenant une balance et une table d’auscultation.

« Que puis-je pour vous ? » demanda le médecin

Valentine exposa l’objet de sa venue, en insistant sur le fait qu’elle voulait un résultat rapide et visible.

« Chère Madame, poursuivit le médecin, je trouve personnellement que votre silhouette ne souffre d’aucun surpoids ...
- Je vous remercie de votre bienveillance, docteur, mais c’est à moi d’en décider, reprit sèchement Valentine. J’ai besoin de me sentir mieux dans ma peau ! Et je tiens à ce régime.
- Très bien madame. Alors je vais vous préparer un programme sur mesure et ... »

Avant même qu’il eut le temps de finir, Valentine le coupa en ajoutant :

« Vous affirmez que les résultats sont garantis et contractuels. Pouvez vous m’en dire plus ?
- Oui, fit il, nous allons signer un contrat qui garantira ces résultats, tout simplement.
- Vous savez, je n’hésiterai pas à avoir recours à la justice en cas d’échec mon cher docteur, ironisa-t-elle avec provocation.
- Mais j’assumerai, répondit il. D’ailleurs voici le contrat, que je vous prie de lire et de signer. »

Valentine, attrapa le feuillet, en double exemplaires, qu’elle lut superficiellement avant de le dater et de le signer. Le médecin signa à son tour.

« Bien docteur, parlons maintenant de votre méthode ... »

Le médecin, lui fit ôter son tailleur et procéda à la pesée. En notant le poids, il reprit :

« Chère Madame, nous nous revoyons dans deux semaines … D’ici là, je vous demande de ne plus manger entre les repas et de supprimer toutes confiseries ou pâtisseries.
- Quoi ? Vous êtes gonflé Docteur ! C’est ça votre méthode ? Moi qui imaginais une technique révolutionnaire venue d’Orient ou d’ailleurs … »

Le médecin avait touché dans le mille, et Valentine venait de se voir interdire ses petits encas de la matinée et sa pâtisserie du soir ... Quant aux bonbons ... c’était son péché mignon !

« Commençons par le commencement, chère Madame ... »

Sur ce, il la salua et la raccompagna à la porte.

Valentine fulminait. D’une part elle enrageait de s’être faite épingler comme une gamine pour ses « excès nutritionnels », et d’autre part elle savait que ce régime était voué à l’échec : elle ne pouvait résister à un mille-feuilles ou une tartelette ... Bien entendu, les deux semaines se déroulèrent sans grandes surprises, et même si une petite prise de conscience permit à Valentine de résister à deux ou trois friandises, la grande majorité des sucreries fut engloutie ...

A l’issue de cette période, Valentine était de nouveau dans le bureau du Docteur Ruessef.

« Comment ces quinze jours se sont-ils déroulés ? lui demanda le médecin.
- Rien de très nouveau, vous savez. J’ai pourtant essayé de mieux contrôler mes envies, mais sans grands résultats, répondit-elle avec désinvolture.
- Bien, nous allons voir ça. Déshabillez-vous et montez sur la balance. »

Valentine ôta son tailleur et son chemisier et se présenta sur la balance dans un superbe ensemble en dentelle blanche. Son poids n’avait pas bougé !

« Docteur, je crois que vous allez être bon pour un remboursement d’honoraires, dit elle en souriant.
- Je ne le pense pas, répondit-il mystérieusement. Vous n’avez pas suivi mes prescriptions, et cela vous expose donc au paragraphe 4 de notre contrat ... »

Il prit le feuillet et lu : « Tout manquement ou dérogation aux prescriptions ou aux recommandations du médecin sera sanctionné d’une punition en proportion avec l’écart en question. La patiente ne pourra se soustraire à cette punition sous peine d’une assignation pour rupture de contrat et le versement d’une somme de 100 000 euro ... »

Valentine attrapa nerveusement le contrat que le médecin lui tendait, et relut la clause « sanctions ». Tout y était, même le lieu de juridiction. Rouge de rage, elle hurla :

« Mais vous avez signé le serment d’Hippocrate !
- C’est vrai, dit-il avec calme, et vous vous avez signé ce contrat ma chère. Je ne vais pas laisser la petite arrogante que vous êtes me dérober mes honoraires en désobéissant à mes ordonnances. »

Sa voix était maintenant plus soutenue et sévère. Quand il se leva, il était toujours calme, mais on sentait une forte détermination en lui. Il s’assit sur une chaise en plein milieu de la pièce. Valentine le regardait, médusée, encore assommée par ce qu’elle venait d’entendre. Elle sentait ses forces l’abandonner. Ses jambes étaient devenues soudainement molles, son rythme cardiaque était plus rapide, le sang battait sur ses tempes. Elle ressentait un mélange de honte et de révolte, mais elle devinait aussi les prémices d’une résignation. Il la fixait.

« Bien, je vois que vous vous êtes calmée… je vais vous vous apprendre à tenir vos engagements, petite insolente. Venez vous placer en travers de mes genoux que je puisse vous corriger pour vos excès »

Elle tentait de reprendre le contrôle mais elle vacillait. Valentine avait toujours eu un grand respect pour les institutions et ce contrat qu’elle avait signé ... cette somme exorbitante ! Il la regardait avec insistance et sévérité. Elle se sentait tellement « bête » soudainement, livrée à cet homme dans cette tenue légère. Il n’y avait en elle pratiquement plus de résistance, elle se sentait honteusement prête à recevoir son châtiment.

Elle avança vers lui, timidement, en bredouillant :

« Comment voulez vous que je me place ? »

Elle n’en revenait pas de ce qu’elle venait de dire. Comment pouvait elle capituler de la sorte ? Comment une fille de son niveau avait-elle pu tomber dans ce traquenard ? Il la regardait avec insistance, lui montrant le dessus de ses genoux.

« C’est simple, vous allez vous allonger sur mes genoux et me présenter votre fessier désobéissant pour que je vous administre la correction que vous méritez. »

Elle se sentait de plus en plus sous l’emprise de cet homme. Quand, elle vint se mettre en position sur les genoux du médecin, elle crut que c’était une autres qui agissait de la sorte. Rouge de honte, elle se sentait tellement gamine, la croupe ainsi présentée. Le médecin reprit :

« Combien d’écart y a t il eu durant ces deux semaines passées ?
- Je ne sais pas ... Peut-être quelques éclairs, cinq ou six , des mille-feuilles ... sept ? et deux paquets de bonbons ... balbutia Valentine.
- Et bien l’addition pour ces sucreries risque d’être salée, dit il sèchement. Nous dirons 13 pâtisseries à 3 claques et deux paquets de bonbons à 5 claques, cela nous donne 49 claques que nous arrondirons à 50 pour votre insolence ... »

Valentine frissonna devant la sentence, ses fesses se raidirent, le bouts de ses pieds était tout agités ... Elle sentit une main ferme se poser sur le tissu de sa culotte. Elle ne pu contenir une inspiration réflexe quand elle sentit qu’il faisait glisser cette culotte sur le bas de ses cuisses. Elle sursauta, surprise par un claquement sec qui fusa dans la pièce. Immédiatement après, elle en comprit la cause alors que les claques se succédaient sur ses fesses.

D’abord silencieuse, elle ne pu s’empêcher de laisser échapper des petits cris soulignant la fréquence des va-et-vient. Elle sentait une chaleur se rependre dans son postérieur et diffuser vers son bas ventre ... Elle avait tellement honte de ce qui lui arrivait, elle se sentait maîtrisée et docile. Quand la main arrêta de s’abattre sur ses fesses, elle sentait son postérieur rayonner de chaleur diffuse.

« Levez-vous et allez vous mettre au coin, mains sur la tête, pendant que je prépare l’ordonnance des deux semaines à venir » lui dit il sèchement en lui montrant le coin du bureau.

Elle obéit immédiatement. Il lut à haute voix ce qu’il écrivait : « Suppression des pâtisseries entre les repas, suppression des bonbons. Perte de 1,5 kilo pour la prochaine visite. »

« Voilà, maintenant rhabillez-vous et faite ce qu’il faut pour atteindre votre objectif ! » Il la raccompagna à la porte et lui donna rendez-vous deux semaines plus tard..

Deux semaines passèrent ...

Elle avait longtemps hésité à revenir pour ce rendez-vous, mais elle était présente. Elle baissa les yeux en franchissant le seuil de la porte, avec un timide « bonjour docteur ». Ils franchirent le couloir qui menait au bureau et il lui fit signe de se déshabiller.

« Bon, dit il, alors ? Comment s’est déroulé cette période ?
- J’ai fait de gros effort docteur.
- Nous allons voir ça. Montez sur la balance. »

Elle fit ce qu’il dit. Elle avait perdu 2 kilos.

« Bravo, je vous félicite madame, vous êtes en très bonne voie. Continuez ainsi et vous verrez que vous atteindrez votre objectif.
- Je ne suis pas punie ? dit-elle timidement.
- Non, pourquoi ? Vous n’avez pas été désinvolte, et vous avez suivi mes consignes. C’est bien, je veux que vous continuez ainsi. Nous nous reverrons dans deux semaines. »

En sortant du cabinet, Valentine était songeuse. Elle était parcourue par des émotions contradictoires. D’abord il y avait la joie de ces kilos qui s’était envolés, mais elle sentait au fond d’elle un regret ...

Le regret de ne pas voir reçu sa fessée ...


Lancelot Marquis